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Tribrunes libres


Conformément à l'article L.2121-27-1, un espace est dédié à l'expression de l'opposition municipale. Cet espace est défini par une délibération portant sur l'adoption par le Conseil municipal, conformément à l'article L.2121-8 du Code général des collectivité territoriales, de son règlement intérieur.


 


  • Un nouvel élan pour Cahors
  • Mon parti c'est Cahors
  • Cahors à gauche
  • @Cahors l'humain d'abord

 

Annoncer la couleur ?

Nous venons successivement d'élire un Président et un Député, maintenant à l'oeuvre, garderont-ils leur popularité ? A Cahors, un candidat qui promettrait de baisser la fiscalité des particuliers, taxe foncière, taxe d'habitation pour ceux qui la paieront encore et surtout la fiscalité des entreprises, serait-il élu ? De nouvelles entreprises pourraient s'implanter et embaucher du personnel ; de nombreux couples avec enfants pourraient faire le choix de venir s'installer ; Les employés municipaux, moins nombreux, seraient plus motivés et mieux payés. Les commerces et les artisans retrouveraient une nouvelle jeunesse et le marché immobilier du dynamisme. Les rues seraient toutes goudronnées, l'eau potable coulerait toute l'année, les enfants pourraient jouer dans les ruelles et les squares sans risque. Ce Maire n'aurait pas fait son cinéma, il aurait demandé au personnel de travailler un peu plus, de 32 heures à 35h (et non 39h), de ne pas trop s'absenter, d'accepter des changements de poste ; Il demanderait à ses concitoyens de le soutenir pendant quelques inévitables grèves ; chacun, personnel comme usager, comprendrait que toute son action serait bénéfique à moyen terme. Ce Candidat Maire, franc et direct, annonçant son plan d'action, serait-il élu ?

Jean-Luc Maffre, conseiller municipal, Les Républicains.

 

 

Privatisation aux frais du contribuable

La nouvelle est tombée en avril : la gestion des recettes du stationnement de surface à Cahors, sera confiée à une entreprise privée. En voici l’argument : la lutte contre les incivilités et les troubles à la tranquillité publique ne permettent plus aux agents municipaux d’assurer cette charge. On croit rêver… Ce n’est pas tout. Ce qui n’a pas été annoncé en conseil municipal mais figure dans le cahier des charges du marché public, c’est la clause suivante dite « incitative » :
En cas de recettes supérieures à 1,4 M d’€ le titulaire du marché bénéficierait d’une prime à hauteur de 25% du montant du dépassement.
En cas de recettes inférieures à 1M d€ sa redevance serait réduite à hauteur de 10% du manque à gagner.
Ce serait inévitablement l’ouverture d’une course à l’amende, pudiquement appelée par l’adjoint au Maire : « forfait post stationnement ». Sachant qu’aujourd’hui le montant total des recettes est de 700 000€, cela signifie que pour être rentable, l’entreprise choisie devra au moins doubler le chiffre de ses amendes. La privatisation du stationnement de surface se fera donc exclusivement aux frais du contribuable.
A Cahors, le « cochon de payant » n’a pas fini d’être verbalisé !

Michel Grinfeder - Mon Parti c’est Cahors

 

Étonnant XXI° siècle.

Aux abords du pont Valentré se dessine notre nouveau quartier moderne ? Actuel ? Contemporain ? La relative sobriété des dernières constructions nous accorde une bonne intégration. Ça plaît ou ça plaît pas, c'est relatif. Malheureusement, d'apparence, c'est béton d'un coté, béton de l'autre. Pas de matériaux durables, encore plus inquiétant pas non plus d'énergies renouvelables ! Et que dire des futures réalisations (cinéma multiplex…) ? Pour information, le secteur du bâtiment consomme globalement à lui seul 50% des ressources naturelles (souvent non renouvelables) et 40% de l'énergie (on sait comment elle est produite en France). Ça a l'air pourtant bien parti à Cahors avec la prime Enerpat (économies d'énergies et respect du patrimoine) et les éco-chèques de la Région pour les particuliers. On incite le particulier, mais les pouvoirs publics ne devraient ils pas montrer l’exemple ? A quand des bâtiments à énergie positive (qui produisent plus d'énergies qu'ils n'en consomment) ? Ça devrait être ça le XXI° siècle. Mais voilà, à Cahors, on préserve le patrimoine. C'est bien, mais il est possible qu'un jour des citoyens conscientisés soient dans l'illégalité considérant certaines réglementations désuètes. Le premier patrimoine à sauvegarder, étant la planète.

Christophe Tillie – Cahors à gauche

 

 

La privatisation de la ville sert-elle l'habitant ?

A Cahors comme dans bien des villes, l'intervention du secteur privé est visible dans tous les domaines : les services publics, le logement social ou encore l'aménagement urbain et l'immobilier. Tout cela est rendu possible par les lois NOTRe et MAPTAM.
Saisissant cette opportunité, la municipalité cadurcienne a transféré les prérogatives liées au paiement du stationnement vers, et au bénéfice, d'une société privée. Auparavant, elle avait choisi d'engager des millions d'argent public sur un complexe cinéma pour une gestion privée et à présent elle ouvre au privé un appel à projet pour la construction et l'exploitation d'un projet commercial avec déclassement de foncier public, dont on ne comprend pas bien si, à terme, il deviendra ou pas propriété du privé en question.
Ces initiatives pourraient être vues comme un gage d'efficacité pour faire avancer la ville et mettre en place des méthodes plus "partenariales" en réponse à la complexité du renouvellement urbain. Mais en réalité, elles traduisent une vision libérale de la ville en ne l'envisageant que sous l'angle de la concurrence économique. Qu'en est-il de l'intérêt et des besoins des Cadurciens ? Il se pourrait bien que, sans réelle information ni participation, la gestion de leur ville ne finisse par leur échapper...

Isabelle Eymes - @Cahors l'humain d’abord