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Qualité de l'eau potable dans notre commune



















































 

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Système d'Assainissement Collectif


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Le système d’assainissement collectif

Le système d’assainissement collectif de la Commune de Cahors est composé d’un réseau de collecte (égouts) et de deux unités de traitement (stations d’épuration).

Les communes périphériques de Pradines, Laroque des Arcs et Lamagdelaine sont raccordées à ce système et forment ainsi l’agglomération d’assainissement* de ce territoire.

*zones de population raccordées à la même unité de traitement des Eaux Résiduaires Urbaines (ERU).

L’assainissement à Cahors en chiffre  :

  • 20723 habitants desservis dont 17 243 cadurciens (8 719 abonnés) (chiffres RPQS 2015);
  • 180 km de réseaux : réseau unitaire 42 km + réseau EU séparatif 98 km + réseau de refoulement 5,7 km + 34 km de réseau d'eaux pluviales;
  • 1 111 917 m3 d’eau traités ;
  • Capacité de traitement des stations d’épuration : Saint Mary 49 000 EH (Equivalent habitant) ; Lacapelle 420 EH ;
  • 1 cadurcien rejette en moyenne 200 l d’eau par jour dans le réseau de collecte ;

Principe de fonctionnement du système :

A Cahors, le réseau d'assainissement est un réseau principalement (70%) unitaire en capacité volumique, c'est-à-dire qu'il récolte à la fois les eaux usées (d'origines domestique et industrielle) et les eaux pluviales.

Les eaux polluées ainsi collectées arrivent à la station d'épuration située à Saint-Mary. Une fois épurée, l'eau est rejetée dans le Lot et les déchets valorisés (boues ; sables), ou éliminés (déchets dégrillage).

Une goutte d'eau passe entre 13 et 30 heures dans une station d'épuration !

Sur place, l'eau polluée passe à travers des grilles (1) qui retiennent et enlèvent les plus gros déchets (cotons-tiges, morceaux de papier, de plastique, de bois...).

L'eau passe ensuite dans un ouvrage (2) où les huiles et les graisses flottantes sont récupérées en surface. Les sables et les graviers plus lourds se déposent au fond de ce même ouvrage.

L'eau s'écoule ensuite dans un grand bassin appelé décanteur (3)au fond duquel se déposent les boues, puis on fait passer l'eau (encore très sale) dans un bassin d'aération (4) où des bactéries "mangent" petit à petit la pollution.

L'eau passe alors par un dernier décanteur (5) au fond duquel tombent les matières polluantes (sous forme de boues) dévorées par les bactéries. L'eau est suffisamment propre pour pouvoir être rejetée à la rivière. Elle peut alors reprendre son cycle naturel.


Attention, l'eau épurée n'est pas potable. C'est une eau de qualité satisfaisante pour l'écosystème de la rivière Lot.

Schéma simplifié du fonctionnement d'une station d'épuration

bribe

Le réseau de collecte :

La Ville de Cahors s’est développée à partir d’un centre ville moyenâgeux. Progressivement, les caniveaux ont été remplacés par des égouts bâtis qui acheminaient les eaux résiduaires (eaux usées et eaux pluviales) vers la rivière « Le Lot » (XIXème  siècle).

Depuis 1954, la Ville a restructuré son réseau d’assainissement (90%) utilisant, par ailleurs, les anciens égouts comme canalisations de déverse des déversoirs d’orage (D.O.).

Les infrastructures historiques, le dédale des rues et leur exigüité ont orienté les pouvoirs exécutifs précédents vers le choix d’un réseau d’assainissement unitaire muni de D.O. (28) à l’intérieur du cingle cadurcien.

Les quartiers périphériques, quant à eux, construits pour la plupart après la création de la première station d’épuration (STEP) en 1969, sont desservis par un réseau séparatif.

En outre, la commune étant relativement escarpée, ce réseau séparatif a nécessité la construction de postes de relevage et/ou de refoulement (P.R.) (19).

Aujourd’hui, le réseau d’assainissement, dans sa plus grande partie gravitaire à écoulement libre, mesure 146 km (réseau unitaire 42 km + réseau strict EU 98 km + réseau de refoulement 5,7 km) ainsi que 34 km de réseau d'eaux pluviales.

Depuis  le 9 octobre 2007, le réseau « Cahors ville » est raccordé à la nouvelle unité de traitement située en lieu et place de l’ancienne station d’épuration à Saint Mary.

Le hameau de Lacapelle bénéficie, quant à lui, d’un système d’assainissement (réseau et unité de traitement) indépendant mis en service en juillet 2011.

Ce réseau est numérisé dans sa totalité et la base de données, ainsi constituée, fournit des informations aux différents services par l’intermédiaire du S.I.G. (Système d’Informations Graphique).

En outre, une télésurveillance par liaison téléphonique contrôle l’ensemble des P.R. et informe d’éventuels dysfonctionnements (défauts des pompes ; absence d’alimentation ; etc.).


Les unités de traitement :

1) L’unité de traitement de Saint Mary :

D'une capacité de 49 000 équivalents/habitants, la station d'épuration dimensionnée pour traiter les effluents de l'agglomération cadurcienne (Cahors; Pradines; Laroque des Arcs; Lamagdelaine) ainsi que les eaux pluviales. Eloignée de la rive, elle est construite du côté de la voie SNCF parallèlement à la rivière, pour ne pas faire obstacle à une crue éventuelle. Tous les équipements vitaux sont situés au-dessus du niveau de la crue centennale. Ainsi, même dans ce cas extrême, la station peut continuer de fonctionner.

Des technologies modernes et biologiques

La filière de traitement des eaux usées utilise des technologies modernes et parfaitement maîtrisées par Degrémont, notamment pour le traitement du carbone, de l'azote et du phosphore. L'eau épurée et rejetée dans le Lot respecte ainsi la faune et la flore de la rivière.
La technologie retenue à boues activées est totalement biologique. Ce procédé repose sur développement de bactéries qui se nourrissent des matières polluantes contenues dans l'eau.
Compte tenu de sa capacité, la station peut faire face, sans perturbation de la qualité du traitement, aux importantes variations du volume d'eau arrivant sur la station notamment par temps de pluies (on peut alors passer de 650 à 4 000 m3 par heure).

Une forte réduction des nuisances
Tous les postes générateurs de bruits et d'odeurs ont été étudiés. La station dispose d'une unité de désodorisation par voie physico-chimique. En complément, les équipements générateurs de bruits sont installés dans des locaux fermés.
Parallèlement, un soin particulier a été porté à l'intégration paysagère de l'installation dont le toit est totalement recouvert de gazon. Les arbres de la rive ont été conservés et d'autres plantés au milieu des pelouses.

Un outil de sensibilisation à l'environnement
Cette nouvelle usine est l'occasion de sensibiliser le public aux enjeux de l'environnement et aux investissements et infrastructures nécessaires à sa protection.






L'eau
L'eau traitée est rejetée dans le Lot. Elle n'est pas potable, mais est toutefois satisfaisante pour l'écosystème de la rivière conformément aux normes en vigueur. Elle reprend ainsi, sans danger pour la faune et la flore, son cycle naturel. De plus et afin de réduire l'utilisation de l'eau potable, une partie de l'eau traitée est réutilisée dans le process d'épuration.


Les boues
Soucieuse d'intégrer une démarche de développement durable, la Ville de Cahors poursuit la valorisation des boues d'épuration par compostage engagée depuis 2003.
Aujourd'hui, le SYDED du Lot réalise cette prestation et transforme les 1600 T/an de boues déshydratées (22%) en compost.







Première étape du traitement : les boues sont mélangées à des déchets verts.

Deuxième étape : après 8 semaines de fermentation et d'hygiénisation. Le produit est alors criblé.

Dernière étape : totalement conforme à la réglementation, le compost obtenu n'est plus en déchets mais un véritable amendement organique.


Les sables
Grâce à la nouvelle station d'épuration, les sables sont eux aussi valorisés. Après traitement (criblage et lavage), ils sont utilisés par la Ville de Cahors pour ses travaux sur les réseaux d'eau et d'assainissement (sablage et canalisation) notamment.






2) L'unité de traitement de Lacapelle :

Contexte local :
Le zonage d’assainissement, validé en 2007, a classé le secteur du Bourg de Lacapelle en zone d’assainissement collectif, en raison, notamment, de l’existence d’un réseau de collecte des eaux usées aux alentours de l’église et des prospective du développement de l’habitat.

Le raccordement pour traitement des eaux usées collectées à la station d’épuration de la ville de Cahors difficilement envisageable, techniquement et financièrement, a orienté les Elus vers la création d’une station d’épuration indépendante.

Choix du dispositif de traitement :

Parmi le panel de solutions techniques existantes, la technologie des filtres plantés de macrophytes (grandes feuilles) suscite un intérêt particulier.
 En effet, cette filière rustique est totalement adaptée aux contraintes topographiques du secteur ainsi qu’au débit journalier à traiter.

En outre, dans l’esprit de la politique de Développement Durable entreprise par la Collectivité, le filtre planté de macrophytes, ici des roseaux, apparaît être le procédé d’épuration le plus adapté, en raison, notamment, des caractères suivants :

  • Innovant : le traitement des eaux usées par ce procédé optimise le cycle naturel de l’eau ;
  • Ecologique : il s’intègre parfaitement au paysage, sans nuisance visuelle, sonore ou olfactive pour les riverains ;
  • Economique : il fonctionne de manière rustique et requiert peu de temps d’exploitation. En outre, la topographie du terrain permet l’écoulement gravitaire de l’eau  sans consommation d’énergie électrique.
Description du procédé :

Les filtres plantés de roseaux sont des systèmes épuratoires permettant une reconstitution contrôlée des phénomènes d'auto-épuration naturelle : le procédé consiste à éliminer les éléments solides maintenus en suspension, et à réaliser l'épuration biologique de l'eau en éliminant la pollution organique.

De manière naturelle, des micro-organismes sont capables de transformer des molécules organiques ou minérales pour leur propre métabolisme.

Les roseaux, de part leur système racinaire, ainsi que le substrat de sable et gravier qui constituent les filtres plantés de roseaux créent un milieu favorable à l'activité biologique et au développement des micro-organismes épurateurs, permettant ainsi une vitesse de réaction compatible avec les fortes charges en pollution arrivant au système, et provenant du réseau d'assainissement (eaux ménagères et eaux vannes).

La filière d'épuration par filtre planté de roseaux s'est largement développée en France à partir de la fin des années 90. Le principe de fonctionnement repose sur l'existence de deux étages de filtres en série, garnis de graviers et de sable, sur lesquels se fixent des bactéries épuratrices. Les massifs sont alimentés par des effluents bruts et non prétraités, ce qui fait l'originalité de la filière.

Les roseaux qui sont plantés en surface du massif permettent de limiter les phénomènes de colmatage par l'abondance de leurs rhizomes. Dans de bonnes conditions de conception et d'exploitation, cette filière permet d'obtenir des rendements épuratoires très élevés (95%) sur les matières organiques.

Les chiffres clés :

Mise en service : juin 2011
Capacité maximale de l’unité de traitement : 420 EH (Equivalent Habitant)
Superficie du filtre : 1er étage : 507 m² ; 2ème étage : 338 m²
Coût des travaux : 175 960 € H.T.
Volume traité en 2011 (de juillet à décembre) : 1480 m3

Le prix de l'assainissement

Le prix de l’eau et de l’assainissement doit obligatoirement équilibrer, dans chaque collectivité locale, les investissements et les contraintes de production, de distribution de l’eau potable et ceux de collecte et de traitement des eaux usées.

Les tarifs de l’eau et de l’assainissement sont ainsi votés annuellement par le Conseil Municipal afin de conserver cet équilibre.

Le prix du mètre cube d’eau potable évacué par l’assainissement collectif est pour l’année 2017 de 4,47 €/m3.

En 2017 les tarifs des parts variables des redevances de l'eau et de l'assainissement restent inchangées par rapport au tarifs 2016.
Ce tarif correspond à la somme de plusieurs redevances :

  • Redevance du service de l’eau : 1,488 € T.T.C /m3;
  • Redevance du service de l’assainissement collectif : 2,376 € T.T.C./m3;
  • Redevance de prélèvement à l’exhaure* incluse  dans la redevance du service de l’eau : 0,06 € T.T.C./ m3 ;
  • Redevance de pollution domestique* : 0.338 € T.T.C./m3 ;
  • Redevance de modernisation des réseaux de collecte * : 0,270 € T.T.C./m3.

*Ces redevances restent entièrement reversées à l’Agence de Bassin Adour-Garonne (voir détail ci-dessous).


Rapport annuel du maire sur le prix et la qualité du service public de l'eau et de l'assainissement.
Voir le document

Le RPQS (Rapport du Prix et de la Qualité du Service)

Voir le document : Rapport du Prix et de la Qualité du Service

Les Travaux :

L’entretien récurrent des réseaux de collecte :

Cette prestation est assurée par le service communal de l’assainissement collectif doté de deux véhicules hydrocureurs permettant l'entretien des réseaux publics d'assainissement Eaux Usées et Eaux Pluviales (180 km) et de ses équipements (grilles, avaloirs, regards de visite ; postes de relèvement ; etc.).


Renouvellement de canalisation et de branchement d ‘eaux usées :

Lors des diverses réfections de voirie, le Service de l’assainissement collectif entreprend après diagnostic par inspection télévisuelle le remplacement de tronçon du réseau public et la réfection de l’ensemble des branchements particulier.

Ainsi, à l’automne 2016, le service de l’eau, lors de la réfection des voiries du secteur sauvegardé, a procédé à la réfection des branchements d’assainissement et au remplacement des canalisations défectueuses pour un montant de 210 000 € H.T.


Les travaux relatifs à l’auto surveillance des déversoirs d’orage (DO) :


Qu’est-ce qu’un déversoir d’orage ?

Dans le cas d’un réseau public  d’assainissement unitaire, c’est-à-dire collectant à la fois les eaux usées et les eaux pluviales dans une même canalisation, lors de fortes pluies, les capacités de celui-ci et de la station de traitement ne permettent pas toujours de traiter l'ensemble des effluents produits. Il est alors nécessaire de dévier ces flux afin d'éviter l'encombrement des conduites et l'inondation des agglomérations.
Un déversoir d'orage va donc dévier une partie des effluents lorsque le débit en amont dépasse une certaine valeur que l'on appelle débit de référence.
Un déversoir d'orage doit assurer trois fonctions principales :

  • Envoyer les eaux usées de temps sec vers la station ;
  • Envoyer les eaux usées et celles des petites pluies vers la station d'épuration sans « surverse » ;
  • Déverser les débits de pluie supérieurs au débit de référence.

Les obligations réglementaires :

La réglementation relative aux rejets du système épuratoire par temps de pluie a évolué à l’été 2015 (arrêté du 21 juillet 2015).
Désormais (depuis le 31/12/2015), une auto-surveillance opérationnelle avec transmission des données à l’Agence de Bassin et à la DDT est requise pour prévenir des dysfonctionnements et assurer ainsi la conformité de la partie réseau de collecte du système d’assainissement.

Les travaux de mise en conformité :

La commune de Cahors par son service de l’assainissement a ainsi équipé, fin 2015, en auto-surveillance les déversoirs d’orage recensés par le schéma directeur d’assainissement et validés par la Direction Départementale des Territoires (DDT du Lot) comme réglementairement soumis à surveillance.

Ces travaux (achevés en mars 2016) pour un montant de 90 000 € H.T. financés à 70 % par l’Agence de bassin Adour Garonne consistaient à l’aménagement des déversoirs existants (génie civil) et à la pose de matériel d’auto-surveillance.

Déversoir d'orage
équipé en auto surveillance
Aménagement
pour auto surveillance


Moins de pollution

Les déchets des TPE / PME :
Des Solutions et des Aides pour gérer vos déchets et effluents
Voir le document

Ensemble pour moins polluer
A chaque acteur de jouer son rôle : l'Etat et les collectivités locales en ont un, les professionnels aussi, et nous, Cadurciens, également.


ENQUETE PUBLIQUE relative à la révision du zonage d’assainissement des eaux usées et de la création du zonage d’assainissement des eaux pluviales de la Commune de CAHORS

Le rapport et les conclusions du commissaire enquêteur relatifs à l’enquête publique qui s’est déroulée du 20 décembre 2016 au 27 janvier 2017, sont consultables en cliquant sur les fichiers ci-joints :

Rapport d’enquête publique à télécharger

Conclusions du commissaire enquêteur à télécharger

Le rapport et les conclusions du commissaire enquêteur sont également à la disposition du public, à compter du 28 mars 2017, pendant un an, à l’annexe de la mairie de Cahors, située au deuxième étage de l’Espace Caviole – 118, rue Wilson – 46000 CAHORS (Direction de l’eau et de l’assainissement).

 

Mis en ligne le 28/03/2017

BIEN SE RACCORDER ET BIEN UTILISER LE RESEAU D’ASSAINISSEMENT

Deux conditions indispensables pour garantir le bon fonctionnement du réseau d’assainissement et de la station d’épuration et limiter les dépenses d’entretien qui sont partagées entre tous les habitants desservis (redevance d’assainissement).

  • Les fosses septiques doivent être supprimées ou court-circuitées,
  • Seules les eaux usées domestiques peuvent être raccordées : exclure toitures, cours, drains, vidanges de piscines…
    (Si réseau unitaire, contacter les services techniques de la Mairie)
  • Veiller à la parfaite étanchéité des raccordements, afin d’interdire toute intrusion d’eaux parasites,
  • Ne pas introduire dans les canalisations d’eaux usées des matières dangereuses pour le réseau ou nocives pour la station





    Schéma type de branchement


Voir document